Ravel (Puy-de-Dôme) Entre Limagne et Livradois

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Eglise Notre Dame De l’Assomption

 

EGLISE NOTRE DAME DE L’ASSOMPTION RAVEL/SALMERANGE

L’église est classée sur la liste des Monuments Historiques (MH)par arrêté du 3 septembre 1912.

Au moyen âge, le bourg de Ravel-Salmeranges est certainement constitué de 2 agglomérations principales.
Cette nomenclature caractérise les 2 cadres essentiels de la vie rurale médiévale, avec d’une part la paroisse, et d’autre part la châtellenie. Salmeranges aurait eu pour centre l’église et Ravel le château.

Les techniques de construction :

Elles restent typiquement gothiques avec tout de même quelques attaches romanes (parmi d’autres : les décors sculptés des chapiteaux et des modillons)
Ce constat, renforcé par le fait que Notre Dame de Salmeranges n’ait pas été édifiée dans l ‘espace immédiat du château nous laisse supposer qu’elle occupe un site plus ancien que celui de Ravel.

Certains regroupements de récits et d’écrits nous emmènent à établir la chronologie du bâtiment de la manière suivante :
1°) édifice de fondation romane
2°) (re)construction au cours de la seconde moitié du XIIIème au début du XIVème siècle pour le chœur et le transept puis au cours du XIVème et XVème siècle pour la nef.
3°) adjonction d’un beffroi au dessus de la seconde travée au alentours de 1526.
4°) (re)construction d’un clocher entre 1858 et 1860 et installation de l’horloge en 1872
5°) la sacristie en 1902

L’église et la révolution :
Dans un état des lieux de 1858, dans lequel est joint un projet d’édification du clocher et de reconstruction du beffroi, nous retrouvons que la perte de ce beffroi (flèche et fenêtres) est du aux évènements politiques de la révolution de 1789.

La construction de l’édifice est en arkose issue des carrières* de Ravel.
*Même si à l’heure actuelle, elles ne sont plus exploitées, on peut encore les deviner dans les bois de la commune. Pierres qui ont aussi servi à l’édification du château et à d’autres édifices religieux du département.

De dimension assez modeste, l’église révèle un plan relativement exceptionnel mais il faudra attendre son classement aux monuments historiques pour prendre conscience de sa vrai valeur.

Le plan trilobé du chœur de l’église, semble être une réplique réduite du modèle réalisé par Jean Deschamps, architecte de la cathédrale de Clermont- Ferrand.

L’architecture intérieure :

Le chœur comprend 1 abside et 2 absidioles.
Ils comprennent chacun une voute avec une architecture semblable.

Chaque arc de voute repose sur un chapiteau sculpté eux-mêmes posé sur des supports identiques. Chaque clef de voute est également sculptée.
La thématique des sculptures est essentiellement constituée de masques humains et de monstres zoomorphes. Nous retrouvons également quelques motifs végétaux.

Les voutes et supports du transept reproduisent ce que nous avons vu dans le chœur.

Avec leurs 13 baies, le chœur et le transept sont abondamment « mis en lumière ».
La nef est plus obscure car elle comprend seulement 2 fenêtres ce qui produit un contraste saisissant.

Sur l’ensemble des vitraux, 3 sont classés monuments historiques

1 dans la sacristie du XIIIème siècle déplacé, restauré en 1902 et classé MH le 21/11/1902
2 dans la nef du XIVème siècle restaurés en 1899 et 1900 et classés MH le 20/06/1911

Les autres vitraux datent de la fin du XIXème siècle. Lors de la restauration des vitraux, le mauvais état et le peu de valeur artistique des autres verrières laisse pressentir qu’Adrien Baratte (peintre verrier) n’avait pas d’autre choix que de les reconstituer.

Une partie du mobilier est également classé monument historique

Bénitier : classé MH en 1908, pierre du XIIème siècle avec un décor en demi relief de l’époque romane.
Porte de l’escalier du clocher : classé en 1911, panneau en bois sculpté daté du XIVème siècle.
Banc seigneurial : classé MH en 1982, en bois peint du XVIIIème siècle. Décoré de motifs héraldiques et de rinceaux de feuillages peints en camaïeu.
On retrouve le même décors au château dans la chambre du roi.

L’horloge :

Le mécanisme de l’horloge a été installé dans la nef en octobre 1872. Une fois remontée, elle pouvait fonctionner 1 semaine. Le cadran était installé sur la façade du clocher.

Autres témoignages plus discrets du passé : 

Dans le chœur, au niveau de la porte d’entrée actuelle, existait un réduit (détruit dernière décennie XIXème siècle) dont on voit encore l’existence grâce à la structure extérieure de l’encadrement de la porte.
Un autre réduit existait côté Nord. Aujourd’hui, côté extérieur, la porte est murée et à l’intérieur, dans le chœur, elle est condamnée.

Dans l’absidiole sud, une niche avec un trou d’évacuation laisse penser qu’il s’agissait d’un baptistère.

La porte murée située en face de l’entrée principale sur la façade nord de l’édifice laisse supposer « d’une porte des morts ».
Le plan cadastral le plus ancien (1834) indique l’existence d’un cimetière à l’emplacement de l’actuelle place, ce qui laisse supposer le déplacement du cimetière du nord au sud.

A l’extérieur, sur le pan sud de l’absidiole sud, un arc surbaissé marque certainement l’emplacement d’un enfeu réservé dans l’épaisseur de la maçonnerie.

Dans un des placards du transept, un décor peint est purement décoratif et difficile à dater.

A côté de la porte actuelle de la sacristie, on devine une ouverture aujourd’hui murée.
(Nous n’en connaissons pas l’utilité)

Un trou ménagé dans l’épaisseur du mur du portail d’entrée, suggère que les vantaux pouvaient être bloqués de l’intérieur.

L’ancien presbytère est aujourd’hui la mairie et a été une habitation privée entre temps.

Et ce que l’on ne voit pas…

L’accès aux combles se fait par l’escalier de la tourelle.
Une dalle bétonnée recouvre celle-ci ainsi que le couloir menant au clocher. Ceci est le résultat probable des travaux de réfection de la toiture en 1914 qui ont emmené la tourelle à perdre son couronnement. (Peut-être un campanile)

Dans le beffroi, sur le bâti protégeant la câblerie de l’horloge, il existe un décor peint sur lequel est représenté une vue simplissime du château de Ravel et une frégate que l’on peut mettre en relation avec l’amiral d’Estaing.

Les cloches :

La charpente du beffroi porte deux cloches portant chacune des inscriptions et ayant chacune un parrain et une marraine.
Une grosse cloche datant de 1816 qui sonnait les heures et ¼ d’heure
Une petite cloche datant de 1897 qui sonnait les ½ heure et les ¾ d’heure.

Merci à Coralie Courbet qui nous a permis de nous appuyer sur la thèse qu’elle a faite en 1995 et à René Brousse pour ses explications sur l’horloge.


vitraux photo ancienne de l'église Porte du clocher Bénitier Chapiteaux Choeur Banc seigneurial Décors peint Grosse cloche Petite cloche Vitrail sacristie Voûte Mécanisme de l'horloge


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